Hydrogène et espace : déjà une longue histoire

Depuis sa création en 1958, la NASA travaille sur l’hydrogène. Elle s’en est servi comme carburant pour les fusées (avec de l’hydrogène liquide) et a utilisé les piles à combustible dans le cadre des programmes spatiaux (Gemini et Apollo) pour produire de l’énergie électrique à bord des capsules. La NASA a notamment développé la technologie alcaline. A travers ses différents centres de recherche, l’agence américaine travaille sur le stockage et la sécurité, avec un accent sur le transport au sol. Elle étudie en ce sens les piles de type PEM et SOFC pour des applications liées à des véhicules spéciaux, mais dont les avancées pourraient servir un jour sur terre. Dans le cadre d’un retour programmé sur la lune, qui pourrait servir de base arrière pour rejoindre plus tard Mars, l’hydrogène pourrait être produit sur place à partir d’eau (stockée sous forme de glace). En Europe aussi, on s’intéresse à ce vecteur d’énergie. L’ESA (l’agence spatiale européenne) a par exemple mis en place le projet « Luna* », qui vise à implanter un « village lunaire » à Cologne, au sein du Centre d’entraînement des astronautes (EAC), en collaboration avec le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR) et Air Liquide. L’objectif est de tester sur le site de l’ESA si l’on peut extraire de l’eau pour produire de l’hydrogène directement sur place et l’utiliser comme vecteur d’énergie, avant une expérimentation sur la Lune à terme. Ce laboratoire, qui a ouvert fin 2019, utilise une pile à combustible fournie par Air Liquide.

* Lunar Analogues

 

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