La filière hydrogène se structure

Alors que les plans se multiplient en Europe pour développer l’hydrogène vert, les entreprises du secteur attirent des capitaux.

Mcphy
Spécialisée dans les équipements de production et distribution de l’hydrogène, la PME basée dans la Drôme a levé 180 millions d’euros (elle tablait sur 150). Les fonds levés serviront principalement à financer l’accélération du changement d’échelle des capacités de production, à financer la poursuite de la recherche et de l’innovation en mettant l’accent sur les électrolyseurs et les stations hydrogène de très grande capacité, ainsi qu’à financer le fonds de roulement et les frais d’exploitation de la société. Par ailleurs, mcPhy annonce la signature de protocoles d’accord avec chacun de ses deux investisseurs Stratégiques. Il s’agit de Chart Industries et de Technip Energies. Elle se félicite également du soutien d’EDF Pulse Croissance Holding et du Fonds Ecotechnologies.


PowiDian
La PME française développe des solutions de production d’électricité 100 % renouvelable pour sites isolés et autonomes en énergie, dont des groupes électrogènes à hydrogène. Par l’intermédiaire de sa filiale Bouygues Energies & Services, le groupe a décidé d’investir dans PowiDian. Cette participation financière se double d’un accord commercial ambitieux.


ArevaH2Gen
Le leader français de l’électrolyse PEM a été repris par le groupe GTT (une entreprise née de la fusion entre Gaztransport et Technigaz). Ce dernier produit depuis un demi-siècle des membranes de confinement pour le gaz naturel liquéfié (GNL) dans les navires, essentiellement les méthaniers. Il y voit une occasion de se développer dans l’hydrogène vert.


Symbio
Rappelons que ce fabricant de piles à combustible a été acquis par Michelin et est devenu depuis une joint-venture avec Faurecia pour former un leader européen. Une usine doit ouvrir près de Lyon en 2023.

Les autres pépites encore indépendantes


Aqiuus/Stor-H
L’entreprise franco-suisse a mis au point la technologie Stor-H, qui permet de stocker de l’hydrogène dans des cartouches de la taille d’une canette ou d’une bouteille d’eau. Elles se clipsent en quelques secondes sur un véhicule électrique disposant du récepteur adéquat. Lors de sa fondation, Stor-H avait bénéficié d’un investissement de 20 millions d’euros de l’entreprise-mère, Aaqius. Trois levées de fonds successives sont prévues entre 2019 et 2022, pour un montant total de 60 millions d’euros.


Atawey
La firme savoyarde conçoit, fabrique et commercialise des stations de recharge d’hydrogène vert. Ses produits sont conçus pour répondre à la demande actuelle du marché naissant de la mobilité hydrogène : du projet-pilote au maillage de territoires en passant par les petites flottes de véhicules. Le chiffre d’affaires double tous les ans.


Ergosup
L’entreprise de la Drôme propose une solution innovante de fourniture décentralisée d’hydrogène, intégrant, outre la fonction de production, des fonctionnalités complémentaires de stockage (sans hydrogène sous pression), compression (électrochimique), et restitution d’énergie. Après un premier tour de table de 2,7 millions d’euros réalisé en 2015, Ergosup a levé 11 millions d’euros en 2019.


H2SYS
Issue du FC Lab à Belfort, la start-up produit des groupes électrogènes à hydrogène. Elle a remporté plusieurs concours d’innovation et participe notamment aux remorques frigorifiques à hydrogène pour camions du carrossier Chereau. H2SYS fait partie des entreprises de la région Bourgogne Franche Comté lauréates (tout comme Mahytec) du “Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires” (doté de 150 millions d’euros sur 2020 à l’échelle nationale). La société a par ailleurs décroché 50 000 euros de la part de la FIEV (Fédération des Industries d’Equipements pour Véhicules) à travers le fonds de dotation Keyros (un fonds doté de 33 millions d’euros et visant à récompenser les innovations).


HySiLabs
Spécialisée dans le transport de l’hydrogène sous forme liquide (grâce aux hydrures de silicium), la start-up d’Aix-en-Provence a levé 2 millions d’euros en 2018. Elle prépare une autre levée de fonds d’au moins 10 millions.


Lhyfe
La jeune pépite nantaise, issue du CEA tech et spécialisée dans le domaine de l’hydrogène vert, a procédé en 2019 à une levée de fonds de € 8 millions auprès d’acteurs publics et privés. Son premier site industriel se situe en Vendée dans un champ d’éoliennes. Dès 2021, elle produira en grande quantité de l’hydrogène (plusieurs centaines de kg) pour répondre de façon évolutive aux besoins du grand Ouest. La start-up a beaucoup de projets en France comme à l’international.


Mahytec
Basée à Dole, et issue également du FC Lab, l’entreprise est spécialisée dans la conception et la fabrication de réservoirs d’hydrogène. Elle a signé un accord de partenariat avec Nexeya, une entreprise spécialisée dans la conception et le développement d’équipements électriques.


Pragma Industries
À Biarritz, la PME a mis au point et commercialise un vélo électrique avec pile à combustible d’une autonomie de 150 km et qui se recharge en 2 mn. Ce vélo a notamment été présenté au G7 l’an dernier. Le vélo se destine aux services publics, à la mobilité du personnel territorial ou d’entreprise, à la livraison du dernier kilomètre, pour les programmes de partage de vélo, ou encore au tourisme. On peut le croiser à St Lo, Cherbourg, en Touraine, à Chambéry, à Versailles…


Rougeot Energie
Filiale du Groupe Rougeot, spécialisé en travaux publics et construction, le pôle Rougeot Energie propose de convertir les territoires à l’énergie propre et durable. La société porte et développe les projets emblématiques Dijon Smart Energhy avec la métropole de Dijon et ISTHY (centre national d’essais de réservoirs à hydrogène sur le Grand Belfort). Situé au cœur de la Bourgogne Franche-Comté, Rougeot Energie propose à ses clients des solutions clés en main à leurs projets, de l’étude à la construction et maintenance des stations hydrogène.


Sylfen
La jeune société grenobloise a mis au point un complexe de stockage d’énergie, le Smart Energy Hub, qui vise le marché des bâtiments Alors que Sylfen livre en 2020 ses premiers Smart Energy Hub, son plan de route en matière de recherche, de développement technologique et logiciel, ambitionne le lancement, fin 2021, d’une première version industrielle du produit. La firme bénéficie d’un soutien financier de 950 000 euros de Bpifrance.

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